Eco nar

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Je vais vous parler d’un nouveau concept tirant parti de l’écologie et de la connerie. 

Les municipalités incitent de plus en plus les citadins à utiliser des bicyclettes pour se rendre au travail. Certaines proposent même à leurs employés une prime vélo afin de les motiver un peu plus. 

Jusque là tout va bien. Elles organisent également des manifestations pour sensibiliser les gens à la pollution, à la circulation écologique, à la sécurité à vélo, allant jusqu’à réviser les deux roues des administrés gratuitement.

Franchement c’est beau. Les bobos sont à la fête, et la course à l’entreprise qui fera le plus de kilomètres à vélo en un mois est lancée. Youpi ! Pour fêter l’événement, on affiche, on placarde, on mail, on plastronne « Venez à vélo ». 

C’est là, que tout doucement ils commencent à me gonfler. « Inscris-toi, c’est important, faut venir à vélo au travail. ». Je viens au travail tous les jours à vélo, je me déplace à vélo le plus souvent possible, sinon je marche ou j’emprunte les transports en communs ok ? Je n’ai pas eu besoin d’une grande messe pour développer ma conscience écologique. 

Mon refus de participer au grand concours agace. Mais passons, je ne suis pas un bobo communautaire, c’est ainsi. 

Pour promouvoir le vélo, le transport écolo, quoi de mieux, outre une communication agressive, que des petits gadgets à ramener chez soi : une mini plaque minéralogique, une pince à vélo brassard jaune auto enroulante, des petites lumières rouge et blanches clignotantes. 

Une plaque en aluminium chromée (le top de la consommation électrique), un machin en matériaux divers non recyclables (formidable pour le tri sélectif), des trucs électroniques avec des piles bouton au mercure, des LED et un petit circuit RLC (inutile, moche, polluant)… Les gadgets c’est sympas, mais question écologie ils ont totalement loupé leur communication les bobos. Car ils en ont donné des tonnes de ces conneries inutiles qui finiront à la poubelle ou dans la chambre du gamin, même moi j’en ai trouvé sur mon bureau au travail sans avoir participé à leur farce écologique.

Oui c’est bien de se déplacer à vélo, d’avoir une bicyclette en bon état pour rouler, d’être équipé d’un casque, d’un gilet et de lumières pour augmenter sa survie en milieu hostile. Mais ce n’est pas en distribuant des gadgets non recyclables que l’on incitera les gros cons roulant en SUV à se mettre à la petite reine. Cet l’argent gâché en com aurait pu être investi dans une étude raisonnée des pistes cyclables. Car c’est bien de promouvoir, encore faut-il pouvoir circuler en toute sécurité.

Rétro pédalage

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La transition énergétique, voila le sujet à la mode, surtout depuis l’annonce d’une taxe sur les carburants qui a mis le feu aux poudres.

Peut-on concilier petits salaires et écologie ? Je pense que oui, à condition de revoir notre mode de vie.

Commençons par la voiture qui a cristallisé bien des débats. On nous dit, passer à l’électrique. « Votre vieux véhicule pollue énormément, mettez-le à la casse, en plus vous recevrez une prime ». C’est vrai que le véhicule électrique n’émet pas de CO² par le pot d’échappement. Mais pollue-t-il moins qu’un bon vieux diesel crachant sa fumée noire ?

La construction d’un véhicule électrique est, à ce jour, plus polluante qu’un véhicule diesel. Ben oui, c’est comme ça, les batteries c’est sympa mais elles sont remplies de composants très polluants qui nécessitent des matériaux rares et complexes à produire. Lorsqu’un véhicule électrique roule, il consomme de l’électricité, c’est évident n’est-ce pas ? Mais d’où vient l’électricité ? De l’éolien, du solaire, des barrages ? Non, principalement du nucléaire ainsi que du thermique en France. Alors si dans l’hexagone nous disposons de beaucoup d’électricité venant de l’atome, ce n’est pas le cas de la Chine par exemple où des Etats-Unis. Et électricité, dit transport et pertes , beaucoup de pertes (de l’ordre de 10%). Si tout le monde passe à l’électrique, il va falloir la produire cette électricité. Va-t-on construire des éoliennes, des fermes solaires, des EPR, des centrales à charbon ? Gardez votre voiture pourrie qui pollue, vous polluez moins qu’en jetant votre caisse à la décharge et en vous offrant un calèche rutilant de chrome, et vous économiserez de l’argent. En plus, il est probable que l’on vous enfume un peu sur ses magnifiques performances énergétiques, l’autonomie et le taux de pollution des nouveaux véhicules. 

On nous demande d’être écolo mais qui a eu l’idée de relancer le transport en bus sérieusement ? Prenez le bus (vous savez le gros truc diesel qui se traîne pendant 6 heures pour faire un Strasbourg-Paris), le train c’est trop cher. Du coup nous avons plein de bus qui sillonnent la France, une belle idée. Sans parler des camions. Pourquoi favorise-t-on toujours ce mode de transport des marchandises, est-il si important d’encombrer la route avec des 38 tonnes alors que nous avons un réseau ferroviaire très dense et des canaux. C’est un choix politique, ne pas faire de vagues. Les routiers sont sympas, mais faut pas les énerver non plus.

Et si vous essayez de raisonner vos déplacements ? Covoiturer pour aller bosser, marcher à pied ou à vélo pour des petits trajets, utiliser les transports en commun lorsque c’est possible, éviter de prendre l’avion pour aller bronzer vos fesses aux Maldives. Je ne dis pas que tout le monde peut le faire, la SNCF supprimant à la pelle les petites lignes ces dernières années, mais cela vaut la peine d’essayer. Des petits efforts au quotidien, qui une fois encore, vous ferons faire des économies. Oui parce que entre l’achat, l’assurance, l’entretien, le carburant, une voiture, ça coûte une blinde !

Et que penseriez-vous de moins consommer ? C’est bête mais évident pourtant, si on consomme moins, on pollue moins, tout simplement. Pourquoi changer de smartphone tous les ans, pourquoi acheter une télévision 3D 4 K alors que celle qui trône dans votre salon fonctionne parfaitement ? Pourquoi s’offrir une paire de Nike à la mode alors que celles que vous portez sont en bon état ? Pourquoi changer de déco alors que celle que vous avez est encore très belle ? Pourquoi commander un truc sur Internet alors qu’il y a des boutiques près de chez vous, pourquoi demander la livraison pour demain alors que votre commande pourrait arriver dans une semaine ?

Nous sommes conditionné à acheter compulsivement. Nous sommes noyé sous les publicités pour alimenter nos insatisfactions. Nous sommes manipulés pour consommer. Il faut de la croissance pour créer de l’emploi nous dit-on. Connerie !

Et si nous fabriquions des produits réparables, des machines à laver qui durent dix ans, des voitures increvables, des appareils solides, résistants, qui lorsqu’ils tombent en panne, peuvent être amené dans une échoppe, pour être remis en état. Que faites-vous lorsque votre cafetière tombe en panne ? Vous la jetez non pour acheter le dernier modèle avec des LED bleues. La réparation créerait l’emploi perdu dans la fabrication. Des métiers valorisant en plus, il est toujours plus sympa de remettre en état un lave linge que de l’assembler à la chaîne.

Et si nous mangions mieux ? Je ne prône pas la culture végétarienne, loin de là, mais a-t-on besoin de manger autant de viande ? J’aime un bon steak saignant, j’ai dit  un bon steak, mais je ne suis pas obligé d’en manger un par jour. Un par semaine, c’est amplement suffisant et du coup, je m’offre de la viande de qualité, pas celle que vous trouvez dans un hamburger de chez McDo. Manger mieux c’est aussi ne pas gâcher. Pourquoi acheter des aliments infects pour les jeter à la poubelle ensuite ? Et si nous mangions d’abord les produits que nous cultivons chez nous, pas forcément dans notre jardin, mais des produits qui poussent en Europe, de préférence dans notre département pour limiter les transports. Pourquoi se gaver de soja, d’oranges, d’ananas, de bananes, d’huile de palme et j’en passe alors que localement vous pouvez manger des pommes, des poires, des prunes, des pommes de terre, des courgettes, des carottes, du choux ? Manger local en circuit court, idéalement bio, ça n’est pas forcément plus cher. Je ne parle pas d’autarcie soyons clair, je laisse ces idées à la con aux extrémistes, je parle juste de faire attention. Pas question par exemple de se passer de café et de cacao, sans café je suis mort, sans cacao, ma femme est invivable.

Chauffer moins, éclairer ce qu’il faut, débrancher ce qui est inutile. Oui c’est bête mais c’est facile à faire. Un pull, des chaussettes, des chaussons et à 18°C vous serez très bien chez vous et vous économiserez sur votre facture de gaz, d’électricité ou de pétrole. En plus ça vous rapprochera très vite de votre moitié sous la couette vous verrez. Attention, ne soyez pas des lapins non plus, nous sommes trop nombreux sur la planète. Alors oubliez les familles nombreuses et protégez-vous. Baissez les thermostat, mettez le chauffage en veille quand vous vous absentez. Éteignez les lumières dans pièces où vous n’êtes pas, ne laissez pas les appareils électriques en veille. C’est si compliqué ?

Et Internet, avez-vous conscience de l’énergie dépensée à chaque fois que vous êtes sur Internet ? Vous me direz, ça n’apparaît pas sur la facture, oui c’est vrai, mais indirectement, vous le payez forcément. Rien n’est gratuit sauf l’air que vous respirez, enfin, pour l’instant. A chaque recherche Google, à chaque Tweet, à chaque vidéo de chaton regardée, vous faites tourner la machine infernale des équipements web éparpillés sur la planète, routeurs, serveur, onduleurs, switchs, data-centers… A chaque action sur votre smartphone, tablette ou PC, vous brûlez de l’énergie. Alors raisonnez votre usage du net. 

Oui mais que va-t-on faire si on ne traverse pas la France en voiture, si on ne survole pas les océans en avion, si on se les gèle dans la maison, si on peut peut plus grignoter n’importe quoi, si on ne joue pas avec le dernier gadget inutile, si on ne surfe pas sur la toile ? On va s’ennuyer !

Faites du sport, revoyez vos amis, jouez avec vos enfants, lisez un livre, faites un potager, réparez les trucs en panne chez vous, reposez-vous, marchez, promenez-vous à vélo dans la campagne, vivez quoi !

Tout ça c’est bien joli, mais c’est plus facile à écrire qu’à mettre en pratique. Je ne suis pas pauvre, pas encore, mais la retraite approche… Ma voiture est pourrie et je ne vais pas la changer. Je chauffe peu ma maison (17°C) et je fais attention aux lumières et aux appareils électriques. Je roule très peu, j’utilise beaucoup les transports en commun, mes pieds, le vélo et je prends l’avion, au maximum une fois par an sur des trajets raisonnables (en fait je déteste voyager, mais chut !). Hélas tout le monde ne dispose pas non plus d’un réseau de transports en communs bien organisé, les citadins comme moi sont des privilégiés. 

J’achète beaucoup de musique, de jeux et de matériel photo, je l’avoue, des produits conçus et fabriqués dans des pays lointains le plus souvent et que je fais venir par des transporteurs pollueurs.

J’essaye toutefois de limiter ma consommation culturelle en livres et DVDs en empruntant dans les médiathèques, même si ça me fait mal au cœur pour les libraires indépendants. Et encore une fois, soyons honnête, tout le monde ne dispose pas de ces lieux de culture qui existent dans les grandes villes.

J’aime le jus d’ananas, le café et les clémentines mais je mange peu de viande.

Et pour Internet, je suis un très mauvais très élève, la preuve, j’en use et en abuse et c’est mal. Bon, il faut dire que mes enfants ne veulent plus jouer avec moi, que les galipettes sous la couettes c’est sympa mais fatiguant et surtout je ne peux plus faire de sport, alors bon, je compense.

On a marché sur la Lune

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-200 avant notre ère, Ératosthène prouvait que la Terre est ronde et en calculait la circonférence.

Au dix-septième siècle, Galilée posait les bases de l’héliocentrisme et connu quelques déboires avec l’église catholique.

En 1907, Albert Einstein affirma que la vitesse de la lumière était l’ultime limite.

Dans les années cinquante, les deux plus grandes puissances mondiales, se lancèrent dans une folle compétition,  celle de la course à l’espace.

Le 4 octobre 1957, les russes envoyaient dans l’espace le premier satellite de l’histoire et moins de quatre ans plus tard un homme dans l’espace.

Les américains enragèrent, mais le 21 juillet 1969, Neil Armstrong, posait le pied sur la Lune.

En 2018, le GIEC annonce que la température sur Terre augmentera le 1.5°C d’ici la fin du siècle.

Non mais sérieusement ? Vous croyez à toutes ces bêtises ?

La Terre est plate, si elle était ronde, l’horizon ne serait pas plat, il devrait former un cercle autour de nous. Et sachez que les images de la NASA ne sont que des montages.

La théorie officielle veut que la rotation de la lune s’effectue en simultanéité parfaite avec celle de la terre. Sa période de rotation orbitale sur 27,5 jours serait la même que la période de sa rotation sur elle même, de sorte que nous ayons l’impression que celle-ci soit immobile, du coup la lune présenterait tout le temps la même face. Vous ne trouvez pas ça gros comme coïncidence ?

Héliocentrisme ? Foutaises. Selon le modèle héliocentrique, la terre est censée effectuer des spirales dans l’espace (rotation autour du soleil, qui lui même tourne en même temps autour du centre de la galaxie). Mais avez-vous déjà photographié le déplacement des étoiles dans le ciel la nuit ? Elles tournent autour de l’étoile polaire, dessinant un cercle parfait. Où est notre spirale dans cette histoire.

Et depuis quand la lumière se déplace ? Le son passe encore, on l’observe lors d’un orage, mais la lumière ? Quand on éteint l’interrupteur, il fait immédiatement noir, un point c’est tout. Les scientifiques ont annoncé que si un homme passait les 100 km/h,  son corps exploserait. Nous savons depuis l’invention du train que c’est une énorme erreur. Les scientifiques ont affirmé également que le mur du son était infranchissable, parlez-en aux pilotes de chasse. Albert Einstein a finalement écrit que la vitesse de la lumière était infranchissable, qu’en déduisez-vous ?

Et si même, en poussant l’absurde jusqu’à son extrême, l’espace existait, comment donc serait-il possible de lancer un objet sans qu’il ne retombe immédiatement sur Terre. Lancez donc un caillou en l’air, aussi fort que vous le pouvez, que fait-il ? Bon, et vous croyez encore qu’il a été possible lancer un objet dans le ciel pour qu’il tourne ensuite autour d’une terre plate ? Tout ça est ridicule.

Un an avant l’alunissage d’Apollo 11, Stanley Kubrick sortait le film 2001 Space Odyssey, des images extraordinaires de l’espace et d’une base lunaire, un film de science-fiction qui est encore à ce jour une référence du genre. Des décors prêts à recevoir les équipes Apollo, histoire de donner le change à nos amis russes. Oui, l’homme n’est jamais allé sur la lune, comment voulez-vous poser le pied sur une petite lumière pendue au bout d’un fil ?

Alors quand on me parle de réchauffement climatique, je rigole. La planète ne se réchauffe pas évidemment. Ce sont des racontars de pseudos scientifiques à la solde de politiques cherchant à favoriser de nouvelles industries comme le nucléaire, voulant plomber la prospection pétrolière, l’économie américaine et interdire ces magnifiques SUV si confortables.

Cessez de croire tous les mensonges dont on vous abreuve chaque jour. La terre est plate, nous ne sommes jamais allé dans l’espace et la femme est sortie de la cuisse d’Adan, alors continuez de polluer gaiement la planète, nous ne risquons rien, pas vrai Donald ?

Et la chat de Schrödinger a fait pipi, si ça ce n’est pas une preuve !

La planète se meurt

Un idéaliste prit un jour la parole, entouré de notables cyniques. « La planète se meurt. » dit-il, « Nous devons réagir ! ». Son discours enflammé fut suivi de quelques applaudissements sporadiques et de nombreux regards désabusés. « Revenons au prix du baril de pétrole, si vous le voulez bien messieurs, mesdames. » continua le maître des lieux.

Mais que faisait-il dans cette assemblée ? Pourquoi avait-il accepté de les suivre, de se compromettre ? Croyait-il réellement qu’il pourrait influer sur la trajectoire de l’immense bulldozer économique en marche depuis des mois ?

Les espèces disparaissent, les températures augmentent, la banquise se fracture, l’eau potable vient à manquer, des catastrophes écologiques secouent la planète et Gaïa se meurt.

Populaire ou non, son message n’a pas été entendu, ou si peu. Qui accepterait de changer radicalement ses habitudes dans l’espoir d’influer un temps soit peu sur la hausse d’un mercure excellente pour les hôteliers ? Après des millénaires, pourquoi la planète, notre éternel refuge, serait-elle sur le point de mettre en péril nos existences. La septième extinction ? Foutaises !

Le petit homme idéaliste, écoeuré par ses compromis, a rendu son tablier. Il croyait qu’il serait écouté, il n’a été en réalité utilisé que pour donner bonne conscience à un gouvernement. 

Le petit homme vient d’être remplacé. La planète va-t-elle se porter mieux pour autant ? J’en doute, mais en attendant, j’ai un nouveau patron.

Zelda Crossing

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Cela faisait un bail que je ne vous avais pas parlé de la Switch, ça vous a manqué ? Il faut dire que j’ai boudé un peu le catalogue fait de reprises diverses et avariées. Je me suis essayé à la démo de Captain Toad son conviction, j’ai ignoré Donkey Kong Country, Fifa 18 je n’en parlerai même pas à mon voisin, mais je surveille quand même Okami parce que ce jeu est un pur chez d’oeuvre, Mario Party parce que c’est un incontournable des fiestas entre copains.

Par contre je suis tombé sur Yonder, un jeu d’aventure dans un monde ouvert, fait pour les non gamers. Pas de combat, un monde assez vaste, c’est un mix entre Zelda et Animal Crossing. Un monde tout mignon tout gentil, plein d’animaux, de plantes, de gens, de villages mais avec quand même des zones d’obscurités. Vous vous baladez, jouez des petites quêtes pas compliquées, il fait jour, nuit, il pleut, le soleil brille, c’est mignon tout plein, ça ne prend pas la tête et impossible de mourir. Vous récoltez des trucs, vous pêchez, vous cassez des cailloux, abattez des arbres, récoltez des métaux, vous les échangez, vous construisez, Animal Crossing je vous dit, sauf que l’univers est bien plus vaste. Les graphismes n’ont pas la finesse de Zelda et de temps à autres, le jeu lague quelques centièmes de seconde, mais rien de dramatique.

Le genre de jeu auquel on joue après une rude journée de travail, en attendant un rendez-vous chez le dentiste ou pendant une coloscopie.

Promenons-nous dans les bois

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Le soleil brûlant incitait le flâneur à se perdre sous l’épaisse frondaison. Les odeurs des arbres m’invitaient à la promenade. Une journée idéale. Seul dans les bois, au calme, au frais.

« Ne t’aventure pas en forêt » m’avait-on répété. « Ne sors pas sans un fusil ». « Tu pourrais faire de mauvaises rencontres dans les sous-bois ». J’étais pourtant bien armé avec mon 500 mm, qu’avais-je donc à craindre ?

Les mises en garde surgissaient à chaque croisée de chemin. Impossible d’y échapper. Gare au loup !

Il n’y a plus de loup dans nos forêts depuis bien longtemps, ils tous ont été exterminés. Pour qui, pourquoi ? Pour la prime promise par Napoléon.

Parc animalier de Sainte Croix

Plus de loup ? Pourtant au détour d’un chemin, est-ce un chien que je découvre allongé derrière un tronc, un grand chien gris ?

« Donne-lui à boire, s’il lape, c’est un chien, sinon coure ! ». Ben tiens… Je n’ai pas de gamelle pour le faire boire et ma bouteille est presque vide. Et puis voila quoi… Mieux vaut sortir mon 500.

Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n’y est pas…

Le loup ? Justement il n’est pas seul ce chien gris, il est venu avec des copains. Plutôt méfiants d’ailleurs, ils n’approchent pas. Ils sont beaux ces chiens, ils sont nombreux aussi, très nombreux, au moins dix.

Parc animalier de Sainte Croix

Ça me rappelle une histoire tout ça, surtout ne pas faire la bise à la grand-mère. Étrange, ils m’observent, prudents, des chiens n’agiraient pas ainsi. Des loups ? J’ai la chair de poule soudain, et s’ils mangeaient les hommes ?

Alpha, béta… oméga, étrange manège que voilà, madame et monsieur Ysengrin mènent la danse, la meute suit au pas de deux.

Plus de loup en France ? Ils sont revenus par les Alpes. On en recense quatre-cent-trente aujourd’hui dont un dans les Vosges.

Ils m’observent, moi aussi, clic clac. Je transpire un peu, la chaleur sans doute. A chaque fois qu’un d’entre eux ébauche un mouvement, mon cœur bat la chamade, qu’ils sont beaux ! Pourquoi les a t’on abattu exactement ? Pour la prime c’est vrai.

Parc animalier de Sainte Croix

Dans les contes de notre enfance, les loups dévoraient les enfants, descendaient dans les villages avec les premières neiges, hurlant à vous glacer le sang, dévorant les troupeaux.

J’aimerais bien tomber nez à nez avec un vieux loup solitaire, dans la forêt. L’observer quelques secondes avant qu’il ne disparaisse dans les buissons.

Mes loups sont en captivité, dans un immense enclos dans la forêt, presque libres s’il n’y avait les visiteurs et les poulets que les soigneurs leur donnent, ils ne savent plus chasser, ils faudrait leur réapprendre.

Parc animalier de Sainte Croix

Loups, ours, lynx, après les avoir exterminés, nous tentons de les réintroduire dans nos montagnes. Les éleveurs s’insurgent, les écologistes se battent, les bobos applaudissent (ils habitent en ville aussi) , les politiques ménagent la chèvre, le choux et le loup.  Pour traverser la rivière, une seule barque. Comment procéder pour que loup ne dévore pas la chèvre et pour que la chèvre ne grignote pas le choux ? Impossible ! Le loup est devenu végan…

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas

Si le loup y était
Il nous mangerait

Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas

Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?

Le loup :
– Je mets ma culotte

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas

Si le loup y était
Il nous mangerait

Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas

Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?

Le loup :
– Je mets mes chaussettes

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas

Si le loup y était
Il nous mangerait

Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas

Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?

Le loup :
– Je mets ma chemise

Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n’y est pas

Si le loup y était
Il nous mangerait

Mais comme il n’y est pas
Il nous mangera pas

Loup y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?

Le loup :
– C’est bon j’arrive j’arrive

Promenade photographique au parc de Sainte Croix

Trique

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Certains matins, en me rendant au travail, je me fais doubler sur la piste cyclable par un drôle d’engin : deux pneus de trial, une selle, deux pédales, une batterie, c’est un vélo électrique. Le bolide silencieux me dépasse à trente kilomètres heure sur une chaussée de deux mètres de large, sans me prévenir, un écart et nous sommes morts.

La solution planétaire au réchauffement climatique viendra par la trique, je veux dire par l’électrique. C’est du moins ce que nous promet Elon Musk qui va licencier plein de gens parce qu’il perd de sous (le pauvre). Nicolas (pas le petit teigneux), l’autre, le petit acheté avec une boite de macros, lui aussi croit à la fée trique, d’ailleurs des coups nous nous en prenons plein en ce moment. D’autres ont la trique en s’offrant un Tesla : « Je roule vite et longtemps mais je suis propre. ».

Justement, en parlant de propreté, la trique est-elle propre ? La trique ne vient pas toute seule, sauf lors des orages, il est nécessaire de la produire, de la conserver (beaucoup plus dur), et pas à la force du poignet désolé, sinon ce serait une toute petite trique. Il faut du porn, du lourd. Et ce n’est pas avec trois ailettes et deux panneaux que ça va monter en puissance, faut du bon porn radioactif, du Fessenheim.

La trique en voiture je peux encore comprendre, mais rouler sa trique à pédale, un peu moins, surtout juché sur un SUV à deux roues. La pédale, ça ne donne pas la trique certes, mais cela permet d’être propre, de perdre quelques kilos superflus et de ne produire que du méthane les mauvais jours.

Certains me rétorqueront à raison, que la trique à pédale est un moindre mal plutôt qu’un SUV diesel, oui. Mais non. Car une pédale à trique roule trop vite, beaucoup trop vite et croyez moi, question vitesse à pédale, je suis la reine. La trique à pédale est juste un effet de mode, un nouveau créneau commercial, un moyen de se donner bonne conscience, un truc de bobo et de feignants.

Au bout du compte, la chose pollue indirectement et reste très dangereuse sur la route. Pédalez plus vite, vous perdrez des calories superflues, deviendrez plus léger et irez encore plus vite, sans parler des effets à long terme sur votre facture de trique.

Bio écolo circuit court éco responsable

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Geek moi ? Ce n’est pas parce que j’aime le rock progressif, la photographie, Star Wars, l’astronomie, que je programme dans dizaine de langages informatiques, que je joue au jeu de rôle, que j’adore les jeux de plateaux à figurines comme X Wing, que je regarde des mangas et que je lis de la science fiction, que je suis un geek. Désolé.

Je suis marié, j’ai deux enfants, je bricole, dans ma salle de bain et surtout, j’ai un potager. Un homme normal.

Soleil et pluie alternent gaiement ces derniers jours et les semis prospèrent allègrement dans le jardin. Les petits pois sont en fleurs, les haricots pointent leur tiges, les poires, les figues, les cerises, les brugnons grossissent à vue d’œil, la vigne prospère (la cuvée 2018 sera fameuse), les betteraves rouges et jaunes sortent de terre, les plans de tomates grandissent et les potimarrons vont bientôt grimper sur le châssis spécialement construit pour eux.

Les poireaux furent un échec l’an passé, à peine de quoi faire quelques bouchées à la vinaigrette. A la place je teste des haricots cocos venus de Bretagne. Mais je grand succès de ce printemps, sera la rhubarbe abondante et les fraises généreuses. Chaque jour, j’en récolte un peu plus, à croire que l’on va finir par en être écoeuré.

Après les tartes la rhubarbe, les fraises à la chantilly, viendront les radis au pain beurre, les orgies de cerises, les assiettes de haricots, les petits pois crus, les gâteaux aux groseilles meringués, les salades de tomates avec la laitue et le persil du jardin, les ratatouilles, les brugnons juteux, les poires sucrées, les soupes de potimarron, les confitures de figues et le raisin à déguster avec du comté.

Une quinzaine de mètres carrés de terre au fond d’un jardin, pas de bêchage, pas de pesticides, d’insecticide, pas d’engrais, l’eau du ciel pour arrosage et des repas assurés pour tout l’été. Le bio écolo circuit court éco responsable et surtout bon à quarante mètres de la maison.

Biomasse

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Le bio envahit tous les rayons de nos magasins. Fruits, légumes, viandes, il est de bon ton de manger bio, c’est bien pour la planète, c’est bien pour notre corps. Le commerce équitable est également à la mode, faire en sorte que le producteur perçoive une juste rétribution pour son travail. Des concepts inventés par les riches pour se donner bonne conscience alors que la masse se noie dans la mal bouffe faute de moyens ou de sensibilisation au sujet.

Le bio c’est bien. Moins de pesticides, une culture raisonnée, mais le bio acheté à plus de mille kilomètres est-ce bien écolo ? Les tomates qui poussent au Maroc en hiver, même si elles sont bio, n’est-ce pas un peu du foutage de gueule ? Déjà les tomates en hiver, sérieusement. Mais des tomates poussant dans des serres chauffées sur des terres quasi désertiques et transportées par avion pour arriver dans vos assiette, est-ce bien raisonnable tout ça ? Bio peut-être, mais pas écolo. Quant à parler d’équitable, là…

L’idéal serait le circuit court. L’agriculteur du coin, proposant ses produits bios de saison, fruits et légumes, fromages, lait, viandes aux consommateurs proches de chez lui. Une sorte de retour au temps anciens quelques part, quand j’allais chercher les œufs et le lait à la ferme. Sauf que, pour distribuer, il faut transporter ou vendre sur le marché. Si tout le monde prend son 4×4 diesel pour aller à la ferme, le circuit court devient soudain très long, si l’agriculteur fait le tour de ses clients avec des paniers garnis, c’est un peu la même chose. Et puis, aujourd’hui, il y a des restrictions sanitaires, le lait ne se vend plus ainsi, ne parlons pas de la viande, restent les fromages, les fruits et les légumes, mais pour combien de temps ?

Ce qui me fait hurler de rire, ce sont ces pâtes à tartiner bio préparées avec des produits issus du commerce équitable. De la pâte à tartiner, sérieusement… De l’huile de palme oui mais bio et raisonnée. Attention, ça change tout. Bio ou pas, équitable ou non, raisonnée ou pas, de la pâte à tartiner au chocolat reste un concentré de sucres et de graisses avec un peu de cacao et quelques noisettes, une usine à obèses.

Le commerce équitable est un concept très bobo. Même si cela part d’une bonne intention, acheter du café ou du cacao dont l’argent profite réellement au producteur. Il ne faudrait pas toutefois perdre de vue que ceux qui contribuent à ce système en oublient ce qui se passe en France avec la filière laitière, bovine ou ovine. Certains de nos agriculteurs ne vivent même plus de leur production au vingt et unième siècle. Cherchez l’erreur.

Vous voulez un vrai circuit court bio équitable ? Cela s’appelle un jardin potager, votre potager. Le printemps est là, au boulot !

Grand déballage

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Avez-vous déjà acheté une boite de biscuits conservés dans leur sachet fraîcheur ? Un emballage cartonné et des pochettes plastiques autour de chaque gâteau. Plus d’emballage que de contenu alimentaire et une grande partie non recyclable. Vous arrive-t-il d’acheter de la nourriture à emporter dans un fast-food ? Avez vous contemplé ce qu’il reste de papier, de polystyrène, de carton, de plastique une fois que vous avez ingurgité cette mal bouffe saturée en acides gras ? Avez-vous acheté de yaourts dans leur verre plastique, par pack de quatre, lui-même emballé dans du carton inutile ou ces briques de lait entourées de carton et plastique ?

Quand je fais mes courses, même en restant sur mes gardes, je remplis la poubelle papier au quart et la poubelle destinée à l’incinération d’un volume équivalant à chaque fois. Que des emballages qui ne servent qu’au transport magasin maison ou pour faire joli. Alors oui, c’est vrai, les magasins de distribuent plus de sacs de transport, ils les vendent, les fruits et légumes sont depuis peu dans des sacs en amidon de maïs, donc recyclable. Bel effort. L’amidon de maïs vient du maïs, vous vous en doutiez, une céréale qui pour pousser, a tellement besoin d’eau, que dans certaines régions françaises, elle assèche les réserve d’eau. Même chez mon boulanger, à 50 mètres de la maison, il mettent la baguette dans un sac en papier et quand je leur demande de ne pas le faire, ils m’expliquent qu’ils n’ont pas le droit. Alors je reviens chez eux tous les jours avec un vieux sac papier fatigué. Ils n’ont pas d’autre choix que d’accepter de mettre le pain dedans, mais me rappellent à chaque fois qu’il va bientôt se déchirer. Pourquoi ne pas proposer un sac en tissu tout simplement ?

Pourrait-on limiter ces emballages ? Des solutions bobo existent, ces magasins où les écolos de gauche viennent avec leurs propres tupperwares pour faire leurs courses. On pèse le récipient vide , on le remplit, on le pèse à nouveau et on paye. Cela permet d’acheter la quantité désirée, ni plus ni moins, de ne pas jeter d’emballage et de se donner bonne conscience. Mais à grande échelle est-ce viable ? Et je fais comment avec le sable pour chat, le miel, les chips, le beurre et le déodorant ?

Ne pourrait-on pas simplement réglementer un peu plus les pratiques de l’emballage ? Des paquets neutres, du carton et juste un code barre avec une affichette à côté pour présenter le produit et ses ingrédients en gros. Ne pourrait-on pas cesser tout mettre dans des sachets ‘fraîcheur’ qui emballent ce qui est déjà empaqueté ?

Quelque chose ne tourne pas rond chez nous. Les océans abritent des continents flottants de déchets, nous brûlons chaque jour des tonnes de produits non recyclables et les pays comme la Chine qui nous rachètent (pour quelque temps encore) nos déchets deviennent les poubelles de l’occident.

Il faut relancer la consommation pour alimenter la croissance et sauver l’emploi, voila ce qu’affirment nos politiques. Et la planète, vous-vous en balancez ?

Les appareils sont aujourd’hui conçus avec une obsolescence programmée afin d’alimenter la machine capitaliste libérale. Les publicités vous signifient que vous êtes un loser si vous ne possédez pas le dernier modèle en date de la grosse pomme. Le gouvernement vous persuade que changer de modèle de voiture pour un moteur moins polluant va sauver la planète. Sérieusement, avez-vous pensé à l’énergie et aux matériaux nécessaires à sa fabrication, au déchets et à la pollution générés par la destruction de l’ancienne ? Les écolos louent la voiture électrique, solution ultime à la pollution urbaine. Quid des accumulateurs ultra polluants ? Et l’électricité, d’où va-t-elle sortir, des centrales éoliennes, du solaire ? Ben voyons. Si tout le monde passait à l’électrique, certes il n’y aurait plus de pots d’échappements polluants dans nos rues, à la place il faudrait juste des centrales thermiques et nucléaires pour fournir tous ces petits moteurs en électricité. Alors des vélos électriques, c’est écolo non ? Non. Pédalez, ça vous musclera, vous donnera de jolies fesses et vous fera perdre la graisse accumulée en mangeant chez Burger Truc.

Cette année nous avons commencé à consommer nos ressources planétaires à crédit le 2 août paraît-il. C’est a dire que nous avons consommé plus en huit mois que ce que la planète est capable de produire en un an. Les subprimes des ressources naturelles en quelque sorte. A quand la crise ?

Pollution, déchets, réchauffement climatique, course à la consommation, guerres, nous sommes vraiment mal barrés, mais en avez-vous conscience de temps ne temps ?