
Je connais de groupe néerlandais Textures depuis pas mal de temps, mais je les avais un peu perdus de vue, il faut dire qu’ils n’ont rien composé depuis 2018.
Ils signent leur nouvel album Genotype chez Kscope. Huit titres longs de trois à sept minutes qui alternent chant clair et growl. Car oui, c’est un album de metal progressif.

Genotype donne la parole aux introvertis, à ceux qui ne s’expriment jamais, à ceux qui vivent dans leurs univers invisibles. Une sorte de renaissance après leur album Phenotype sorti en 2016.
Le groupe Textures joue d’un metal progressif caméléon qui emprunte autant à Tesseract qu’à Devin Townsend, Threshold ou encore Evergrey, allant jusqu’à inviter Charlotte Wessels (ancienne chanteuse de Delain) sur le second titre de l’album, pour ajouter une touche féminine.
Le rythme est soutenu, le chant souvent hurlé avec du growl et du scream, avec des refrains accrocheurs et quelques accalmies pour reposer les tympans.
Franchement, c’est très bien foutu, guitares, basse, claviers comme la batterie assurent et le chant de Daniel est à la hauteur du reste, offrant une impressionnante palette tout au long des morceaux.
Genotype est un superbe album, pas de doute, mais… Oui, il y a un mais, que je n’arrive pas vraiment à toucher du doigt. Disons qu’il ne rentrera sans doute pas dans mon top de l’année. Peut-être parce qu’il manque de vraie personnalité, de caractère bien tranché. Et je suis assez d’accord avec mon ami Alias, les deux premiers morceaux de l’album annoncent un truc énorme, mais le soufflé au fromage se dégonfle sitôt sorti du four.
Les six titres suivants, même s’ils fonctionnent à merveille, ne sont pas à la hauteur du début de l’album.
Mon titre préféré est bien évidemment ‘At The Edge Of Winter’. La voix de Charlotte offre un magnifique contraste avec celle relativement éraillée de Daniel. Et l’ouverture aux notes électros sur feu de bois qui se conclut par un hurlement est du plus bel effet.
Après la forme est tout de même des plus classique, mais ça fonctionne toujours. Mais j’aime beaucoup également le titre ‘Wanishing Twin’, sans doute en partie pour son ouverture vocodée. La musique, écrite à la guitare mandoline, installe une attente et une tension renforcée par la répétition des paroles. Et cerise sur le gâteau, son final de pur poutrage est particulièrement réussi.
Genotype manque d’aspérités et joue trop souvent la carte du easy metal listening pour sortir vraiment du lot. Mais, comme dit plus haut, c’est un superbe album qui mérite la découverte, alors faites-vous plaisir.




















